Beauty à l'exposition "Beauté coréenne, histoire d'un phénomène" au musée Guimet à Paris

Réunissant peintures, photos, publicités, robes et accessoires, l’exposition décrypte les codes de la beauté coréenne et montre comment ceux-ci s’inscrivent dans une tradition séculaire.

Beauty à l'exposition "Beauté coréenne, histoire d'un phénomène" au musée Guimet à Paris
Beauty à l'exposition "Beauté coréenne, histoire d'un phénomène" au musée Guimet à Paris Photo: France Info

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Réunissant peintures, photos, publicités, robes et accessoires, l’exposition décrypte les codes de la beauté coréenne et montre comment ceux-ci s’inscrivent dans une tradition séculaire.

Jusqu'au 6 juillet, l'exposition K-Beauty.

Beauté coréenne, histoire d'un phénomène met en lumière l’évolution mais aussi la pérennité du concept de beauté coréenne, de la seconde moitié du 18e siècle au monde contemporain.

Puissance culturelle, la Corée du Sud modèle désormais les tendances et inspire une génération globalisée.

Au sommet de cette vague, la K-Beauty impose une approche holistique de la beauté, typiquement coréenne, et établit une véritable esthétique.

Dépassant la simple cosmétique, elle forge de nouvelles normes ainsi qu’une imagerie singulière.

"Cette exposition inaugure l'année Corée à Guimet.

C'est une plongée dans l'univers artistique et culturel de la beauté coréenne, qui fait écho au phénomène actuel de la K-Beauty", explique Y annick Lintz, présidente du musée national des arts asiatiques.

" Je pense que ça fait partie de notre mission - en tant que musée d'art asiatique - de raconter aussi l'art d'aujourd'hui.

Cette exposition révèle que ce phénomène de la K-Beauty n'est pas simplement un phénomène social ou un phénomène populaire mais s'inscrit très profondément dans des références culturelles, spirituelles de la Corée ancienne.

C'est notre rôle de relier le passé et le présent", ajoute-t-elle.

Mais qu’est-ce qu’être belle ou beau en Corée ?

Cette question s’inscrit dans une histoire millénaire du regard et dans un héritage culturel et philosophique d’une grande complexité.

Canons de beauté, art du rituel ou des formulations : la beauté coréenne contemporaine invoque ce riche passé et particulièrement la fin de l’ère Joseon, période où se forment une représentation de l’individu et une expression de la beauté singulières qui imprègnent encore aujourd’hui le soft power coréen.

Pour découvrir que c'est un héritage culturel ancien
Voyageant dans près de 300 ans d’histoire, l'exposition présente des chefs-d’œuvre issus de musées coréens et internationaux et des collections du musée Guimet qui côtoient des objets et témoignages modernes et contemporains.

"L'histoire de cette exposition se déroule de la fin de la période Joseon (de 1392 à 1910) jusqu'à nos jours.

Nous avons fait le choix de la faire débuter dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, lorsque vont commencer à se diffuser une vision autonome et singulière de la beauté avec les courtisanes, les aristocrates, les dames de cour mais aussi les lettrés, les séducteurs" e xplique Claire Trinquet-Solery, l'une des co-commissaires.

Réunissant des peintures, photos, publicités, robes et accessoires de beauté, l’exposition en décrypte les codes et montre comment ceux-ci s’inscrivent dans une tradition séculaire.

"Dans un premier temps, on montre les codes de la beauté de Joseon à travers l'œuvre d'un grand maître de son époque, Shin Yun-bok, un artiste assez mystérieux, souvent considéré comme le peintre de la beauté."
"À travers son œuvre et ses multiples réinterprétations, on va voyager à travers 225 ans d'histoire visuelle jusqu'au Weebtoon, forme de roman graphique coréen que l'on consomme sur son smartphone", souligne Claire Trinquet-Solery.

À la fin du 18 e siècle, la Corée dominée par le courant néo-confucianiste célèbre une esthétique féminine particulière : vêtements fluides, peau pâle, maquillage et coiffures raffinées.

Les peintres qui les immortalisent participent à l’élaboration d’un patrimoine visuel qui influence la culture populaire coréenne.

Cette culture raffinée, où les cosmétiques puisent dans la pharmacopée traditionnelle, lie beauté, harmonie et équilibre intérieur.

Dans cette section historique, il ne faut pas rater les costumes de Lee Young-hee : réalisées à partir de recherches historiques minutieuses, les répliques de costumes anciens occupent une place centrale dans son œuvre.

Cet ensemble illustre la manière dont cette créatrice de mode fait du hanbok, l’habit traditionnel coréen, un terrain de transmission, d’expérimentation et de création contemporaine.

La seconde section de l'exposition s'intéresse " à un univers plus intime qui explore le lien entre beauté, soins et santé du 18e jusqu'au début du 20e siècle.

Elle rassemble des œuvres exceptionnelles dont le nécessaire de beauté d'une princesse royale ou encore un ensemble d'objets exceptionnels qui est lié aux pratiques cosmétiques bien avant la routine en étapes multiples" souligne encore la co-commissaire.

En effet, de très touchants accessoires et boîtes à cosmétiques provenant de la tombe de la princesse Hwahyeop (1733-1752) donnent un aperçu des rituels de soin à la cour et des composants et formulations alors utilisés (cire d’abeille, cinabre, vinaigre), dont certains, comme le mercure et le plomb, pouvaient s’avérer nocifs.

Pour constater que K-beauty, K-pop et K-fashion sont liés
"Une seconde moitié de l'exposition s'intéresse aux profondes mutations connues durant le 20e siècle par la Corée en un très court laps de temps.

Et ces transitions rapides impactent la représentation de la beauté des modernes girls des années 1920-30 qui retravaillent la silhouette traditionnelle coréenne (chevelure, maquillage) jusqu'aux stars d'Hollywood dans les années 1950-60" e xplique Claire Trinquet-Solery.

"La dernière partie explore le passage de la beauté coréenne vers la K-beauty contemporaine, devenue un phénomène mondial prescripteur et une culture visuelle complète.

Elle montre comment la beauté coréenne s'inscrit dans un écosystème visuel global à travers la mode, la musique, la publicité ou en tout cas le cinéma" complète Claire Trinquet-Solery.

Marqué par des dominations et influences étrangères successives, le 20 e siècle en Corée voit l’émergence de codes esthétiques nouveaux.

Photographie, cinéma et industrie cosmétique naissante diffusent ces nouvelles normes tandis que le miracle économique coréen met patrimoine, art et cosmétique au cœur du discours culturel.

À la fin du 20e siècle, la rapide croissance de la Corée du Sud s’accompagne d’une politique volontariste d’influence culturelle.

Dès les années 2000, la Hallyu (la vague coréenne) consacre le soft power sud-coréen : la K-beauty, mêlant tradition et innovation, marque le cinéma, la mode, la littérature mais aussi la K-Pop , et conquiert le monde .

À partir des années 2010, le préfixe "K" s’accole aux exportations culturelles proposées par la péninsule, dont la K-beauty.

Car plus qu’une industrie cosmétique, cette dernière est devenue une culture visuelle à l’influence mondiale, portée par des célébrités, aussi bien hommes que femmes.

En quelques décennies, les critères de beauté coréens ont évolué, jouant de références au patrimoine coréen mêlées à des codes occidentaux, et se sont imposés partout grâce aux K-dramas, à l’industrie cinématographique et à la K-pop.

Cette industrie cosmétique se déploie dans un vaste écosystème culturel et artistique grâce à l’engouement mondial pour la création coréenne, qu’elle soit musicale (K-pop), télévisuelle (K-drama) ou culinaire (K-food), la K-beauty diffuse son langage esthétique.

L’industrie musicale coréenne (K-pop) conjugue musique et performance et on retrouve souvent ses "idols", rendus mondialement célèbres par des groupes tels que BTS, dans les K-dramas.

En tant qu’ambassadeurs de la K-beauty, ils incarnent, entre autres, une beauté exemplaire, dont certains objets issus de cette culture témoignent ici d’une grande liberté esthétique.

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À l’occasion du 140e anniversaire des relations diplomatiques entre la France et la Corée, en 2026, le musée Guimet dévoile les multiples visages d’une culture en perpétuel dialogue entre traditions séculaires et innovations à travers trois expositions, une installation monumentale en façade et une programmation à l’auditorium.

Exposition "K-Beauty, Beauté coréenne, histoire d'un phénomène" jusqu'au 6 juillet 2026 au musée Guimet (Paris)
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